Search, Reach, Traffic, PMax, Avantage+ — les plateformes publicitaires ont multiplié les types de campagnes. Voici ce que chacun fait réellement, sans le jargon.

Meta et Google ont chacun développé leur propre taxonomie publicitaire au fil des années, en ajoutant des couches de complexité à chaque mise à jour. Le résultat : des interfaces qui donnent l'impression qu'il faut un diplôme pour lancer une pub.
La réalité est plus simple. Chaque type de campagne répond à une logique précise : à qui voulez-vous parler, avec quel message, et pour obtenir quoi en retour ? Une fois ce cadre posé, le choix devient évident.
Meta (Facebook + Instagram + Audience Network) organise ses campagnes autour de six objectifs principaux, regroupés en trois catégories.
Notoriété de la marque : l'algorithme optimise pour que le plus grand nombre de personnes voient votre publicité et s'en souviennent. Utile pour les entreprises qui lancent un nouveau produit ou qui veulent exister dans l'esprit d'une audience avant qu'elle n'ait un besoin actif. Coût bas, impact difficile à mesurer directement.
Couverture (Reach) : l'algorithme maximise le nombre de personnes uniques qui voient votre pub, quitte à montrer moins de fois la pub à chaque personne. Adapté aux campagnes géolocalisées locales ou aux annonces institutionnelles.
Trafic : l'objectif est d'envoyer des personnes vers votre site, votre appli, ou votre messagerie. Meta optimise pour les clics. Le problème : les personnes qui cliquent ne sont pas nécessairement celles qui achètent. Évitez d'utiliser cet objectif si vous voulez des conversions.
Interactions : l'algorithme pousse votre contenu vers des personnes susceptibles de liker, commenter, partager. Utile pour la preuve sociale et l'engagement communautaire, pas pour l'acquisition directe.
Vues de vidéos : Meta optimise pour les personnes qui regarderont votre vidéo jusqu'au bout. Outil de storytelling et de warming d'audience.
Génération de leads : un formulaire natif s'ouvre directement dans Meta sans quitter l'appli. Taux de remplissage élevé, mais qualité des leads parfois inférieure à une landing page dédiée.
Ventes : l'objectif le plus puissant pour les e-commerces. Meta optimise pour les personnes susceptibles d'acheter, en se basant sur le pixel et les données comportementales. Le taux de conversion moyen sur Meta a atteint 8,20 % en 2025 pour cet objectif.
Promotion de l'application : spécifique aux applis mobiles, optimise pour les installations ou les actions dans l'appli.
Il existe aussi les campagnes Avantage+ Shopping (ASC) — l'équivalent Meta de Performance Max — qui laissent l'algorithme gérer la majorité des paramètres de ciblage. Efficaces pour les e-commerces avec un catalogue produit et suffisamment de données historiques.
Google organise ses campagnes par format et par réseau de diffusion. Chaque type touche une intention différente.
Vos annonces texte apparaissent quand quelqu'un tape un mot-clé sur Google. C'est la forme la plus directe de publicité intentionnelle : vous interceptez quelqu'un qui cherche activement ce que vous vendez. Le CPC moyen en 2026 est de 2,96 $ toutes industries confondues. Idéal pour la génération de leads B2B et les services locaux.
Bannières visuelles diffusées sur les millions de sites partenaires de Google. L'audience n'est pas en train de chercher — vous interrompez sa navigation. Utile pour le retargeting (recibler des visiteurs) ou pour la notoriété à grande échelle. CPC faible, intention d'achat faible aussi.
Fiches produit avec photo, prix et nom de la boutique, affichées en haut des résultats Google. Réservé aux e-commerces. Exige un flux produit (Google Merchant Center). Très efficace pour les produits avec une forte intention d'achat.
Annonces vidéo diffusées avant, pendant ou après les vidéos YouTube. Format In-Stream (passable après 5 secondes) ou Bumper (6 secondes non passables). Puissant pour le branding et le retargeting vidéo.
Le type le plus récent et le plus automatisé. Une seule campagne diffuse sur tous les réseaux Google (Search, Display, Shopping, YouTube, Gmail, Maps). L'algorithme décide où diffuser, quand, et à qui. Puissant si vous avez des objectifs de conversion clairs et des données historiques suffisantes. Déroutant si vous voulez garder le contrôle fin.
Le successeur des campagnes Discovery. Diffuse sur YouTube Shorts, Gmail, et le fil Discover. Conçu pour créer de la demande en haut de tunnel, à mi-chemin entre le Display et le Social Ads.
Le critère principal n'est pas le format — c'est le stade de maturité de votre prospect au moment où il voit votre pub.
Chez nos clients comme OSENA, nous combinons Meta Conversions pour toucher l'audience froide avec un message émotionnel, et Google Shopping pour capturer la demande existante au moment de l'achat. Les deux types se complètent sans se cannibaliser.
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