Des milliers d'artisans paient chaque mois un abonnement pour un site qu'ils ne possèdent pas, qu'ils ne peuvent pas modifier, et qui ne leur apporte rien. Voici comment reconnaître ces contrats et ce que vous pouvez faire.
Depuis une quinzaine d'années, des sociétés spécialisées démarchent les artisans avec une promesse simple : "On vous fait un site internet professionnel, vous payez X euros par mois, et c'est tout." Le démarchage se fait par téléphone, parfois en porte-à-porte, et vise spécifiquement les artisans parce qu'ils ont peu de temps pour comparer les offres et rarement un juriste sous la main.
Le résultat : des contrats de 36 à 60 mois pour des sites génériques à 300-400 €/mois — soit 14 400 à 24 000 € sur la durée du contrat. Pour un site que vous ne possédez pas et que vous devez rendre si vous arrêtez de payer.
Ce n'est pas illégal en soi. Mais c'est rarement ce que l'artisan croit avoir signé.
Si quelqu'un vous propose un site en abonnement mensuel, voici les quatre questions à poser avant toute signature :
Si on vous répond que la durée est de 36 ou 48 mois, que le site disparaît à la fin, et que vous ne pouvez pas le modifier sans passer par eux — vous êtes face à un contrat de location. Lisez les détails : notre analyse complète du piège des contrats de location.
Un contrat à 350 €/mois sur 48 mois représente 16 800 €. Pas en une fois — par mois, donc ça ne semble pas énorme. Mais faisons le calcul :
Pour 16 800 €, vous pouvez avoir un site professionnel qui vous appartient (entre 2 500 € et 4 000 € selon la complexité), deux ans de campagnes Google Ads pour capter les urgences et les devis dans votre zone (budget 300 €/mois, soit 7 200 € sur 24 mois), et un accompagnement mensuel si vous souhaitez déléguer la gestion. Le tout vous appartient. Vous pouvez changer de prestataire demain sans perdre votre site, votre référencement ou votre historique.
Avec un contrat de location, à la fin des 48 mois, vous avez payé 16 800 € et vous repartez de zéro.
Commencez par retrouver votre contrat et identifier la date d'échéance et les conditions de résiliation. Certains contrats ont des clauses de reconduction tacite — si vous ne prévenez pas en temps voulu, le contrat repart pour 12 ou 24 mois.
Si vous êtes encore loin de l'échéance, deux options : négocier une résiliation amiable (certains prestataires acceptent une compensation partielle pour éviter un litige) ou attendre l'échéance en continuant à payer. Dans le second cas, profitez du temps restant pour travailler votre fiche Google et vos avis clients — c'est gratuit et vous construisez une base organique indépendante du site en location.
À l'échéance, ne signez plus rien de similaire. Demandez à tout prestataire web un devis pour un site que vous possédez, avec un accès CMS complet, hébergé sur un serveur que vous contrôlez.
Quand le site vous appartient, vous pouvez modifier vos services, vos prix, vos photos, votre zone géographique sans passer par un intermédiaire. Vous pouvez lancer des campagnes Google Ads qui pointent sur votre propre domaine, et les bénéfices SEO s'accumulent sur votre actif, pas sur celui d'un tiers. Vous pouvez passer d'un prestataire marketing à un autre sans perdre l'historique de votre site.
C'est exactement ce que nous construisons pour les artisans et entreprises du bâtiment. Pour voir des exemples concrets, consultez nos réalisations artisans & BTP. Pour comprendre le système complet, lisez notre approche acquisition pour artisans.
Si vous avez des questions sur votre situation spécifique — contrat en cours, budget disponible, priorités — discutons-en directement, sans engagement.
30 minutes avec Kornel pour cadrer votre prochain coup.