Beaucoup de cabinets s'interdisent toute communication par prudence déontologique — et laissent le terrain aux confrères mieux informés. Voici ce que les textes autorisent, ce qu'ils interdisent, et comment développer sa clientèle sans rien risquer.
Sur les forums professionnels comme le Village de la Justice, la question revient en boucle chez les avocats qui s'installent : « qu'est-ce que j'ai le droit de faire pour me faire connaître ? » La réponse courte : beaucoup plus que ce que la plupart des confrères croient. Depuis la loi Hamon de 2014 et son décret d'application n° 2014-1251, la publicité et même la sollicitation personnalisée sont autorisées pour les avocats — à condition de respecter un cadre précis. Le problème n'est pas l'interdiction : c'est la méconnaissance du cadre.
Le décret 2014-1251 et l'article 10 du Règlement Intérieur National (RIN) posent le principe : l'avocat peut recourir à la publicité ainsi qu'à la sollicitation personnalisée. Concrètement, sont autorisés :
Le Vade-mecum de la communication numérique publié par le barreau de Paris détaille ces règles support par support — c'est la référence à garder sous la main avant chaque action de communication.
Ces contraintes éliminent d'office les techniques marketing agressives… c'est-à-dire exactement ce qui détruirait la confiance d'un client qui cherche un avocat. Le justiciable ou le dirigeant qui vous cherche veut de la compétence démontrée, pas du discount. Or les canaux les plus efficaces pour un cabinet sont précisément les plus conformes :
Pages par domaine d'intervention, parcours des associés, publications : un site sobre et structuré ne fait que rendre accessible ce que la déontologie vous autorise déjà à dire. C'est l'approche que nous détaillons dans notre offre dédiée aux cabinets d'avocats.
Être trouvé quand quelqu'un tape « avocat droit commercial + ville » n'est pas de la publicité au sens déontologique — c'est de l'accessibilité. Et la concurrence y est faible : la majorité des cabinets n'a jamais structuré ses pages par domaine ni optimisé sa fiche Google.
Permettre la prise de rendez-vous (ou de consultation) en ligne ne pose aucun problème déontologique et répond à un changement réel de comportement : on a détaillé la mécanique dans notre article dédié.
Un état des lieux honnête : que trouve-t-on en tapant votre nom et vos domaines + votre ville dans Google ? Si la réponse est « pas grand-chose » ou « un site daté de 2017 », le manque à gagner est mesurable. Nous travaillons avec des structures B2B aux exigences comparables — voir nos références — et notre audit à 400 € vous dit précisément quoi corriger, dans le respect strict du cadre déontologique.
30 minutes avec Kornel pour cadrer votre prochain coup.